Actualité : Chine
Nous avons besoin non seulement que la Chine achète, mais surtout qu'elle investit (2009-04-21)
Le "Nanfang Dushi Times" vient de publier un article dans lequel il est dit que l'Ambassadeur de France en Chine Hervé Ladsous a accordé le 14 avril à son correspondant une interview au cours de laquelle il a déclaré : "La délégation chinoise d'acquisition qui se rendra prochainement en France s'intéressera peut-être aux produits de l'industrie aéronautique, et surtout les hélicoptères, ainsi qu'aux équipements industriels. Quant à la partie française, elle ne s'intéresse pas tellement aux montants détaillés des achats, car ce que souhaite le gouvernement français, c'est de profiter de cette occasion pour établir avec la Chine des relations de coopération durable et à long terme."

Il n'y aura aucune limite aux acquisitions chinoises, excepté pour les technologies militaires.

Hervé Ladsous a indiqué que les principes sont déjà déterminés en ce qui concerne la tournée en France de la Délégation chinoise. Seulement, la date de son départ n'est pas encore fixée. Nous sommes persuadé que la délégation chinoise s'intéressera au domaine de l'aéronautique, et surtout aux hélicoptères, ainsi qu'aux équipements industriels, dont par exemple les produits de la sidérurgie et de la pétrochimie, et encore au domaine du transport, y compris transport par chemin de fer et transport par route, en outre, il y aura peut-être les produits médicaux et hygiéniques. D'autre part, la France est également un grand pays agricole. Nous souhaitons que les visites et les enquêtes en France de la délégation soient dirigées également dans ce sens.

L'ambassadeur français a insisté qu'en dehors des technologies militaires, il n'ya aura aucune restriction imposée aux achats chinois, ce qui permettra de réduire peu à peu la balance déficitaire qui existe entre le commerce des deux pays.

Suivre de près les opportunités offertes par la réforme du système médical en Chine.

Nous pensons que la Chine fait vraiment preuve d'un grand courage, de clairvoyance et de lucidité en appliquant son programme d'investissement de 4.000 milliards de yuans pour stimuler la demande intérieure. Nous souhaitons que ce programme apporte des avantages non seulement aux entreprises chinoises, mais également aux entreprises étrangères. La France, par exemple, a beaucoup de points forts et des supériorités quant aux technologies de l'aménagement environnemental, dont traitement de l'eau usée et traitement de la pollution atmosphérique, car elle est à la tête du monde dans ce domaine-là de même que dans le domaine de la médecine, de la pharmacie et de l'hygiène quant à leurs équipements spéciaux. C'est pourquoi nous suivons attentivement la réforme du système médical en Chine, laquelle peut nous apporter de bonnes opportunités de développement. Les entreprises et les centres de recherches et de développement de notre pays, qui sont tout à fait conscients de cela, commencent à réfléchir sérieusement sur cela et à faire des préparatifs dans ce sens.


La crise financière internationale n'a pas tellement perturbé le commerce entre la France et la Chine.

Les relations commerciales franco-chinoises n'ont pas été tellement affectées comme nous le prévoyons. Au contraire, elles se sont améliorées mensuellement. Naturellement, la France se trouve dans une grave position déficitaire quant au commerce entre les deux parties. C'est pourquoi nous souhaitons que la visite en France de la délégation chinoise d'acquisition puisse contribuer à plus d'équilibre du commerce franco-chinois. Nos deux pays ont conclu en 2007 une grande quantité de contrats de commande, y compris ceux d'Airbus et de la centrale nucléaire de Qinshan, et je crois qu'il y aura beaucoup de livraisons cette année à la Chine. Nos deux parties doivent conjuguer nos efforts afin de pouvoir maintenir le bon essor de développement du commerce bilatéral et de réduire petit à petit le déficit de la balance commerciale entre les deux pays.


Il est envisagé de former des ingénieurs électronucléaires à l'intention de la Centrale nucléaire de Taishan.

Le projet de construction de la Centrale nucléaire de Taishan, au Guangdong, est décidé par l'Accord de coopération globale dans le domaine de l'utilisation civile de l'énergie nucléaire d'une valeur de 8 milliards d'euros signé entre China Guangdong Nuclear Power Group (CGN) et le Groupe français AREVA. Il est prévu dans l'accord que les deux parties commenceront à partir de cet été à collaborer dans la construction à Taishan, au Guangdong, de deux EPR (European Pressurized Reactor, en français : réacteur pressurisé européen) de la nouvelle génération, c'est-à-dire deux réacteurs nucléaires de la troisième génération. Il est prévu dans l'accord que la partie française fournira tout le service et toutes les matières premières nécessaires au bon fonctionnement des deux réacteurs, alors que les deux parties coopéreront dans le développement et l'exploitation technologique. La France est actuellement le seul pays du monde qui commence à construire des réacteurs de la troisième génération.

La coopération entre AREVA et CGN dure il y a déjà près de 25 ans. Nous envisageons d'aider la partie chinoise à former et à perfectionner ses ingénieurs en matière d'énergie nucléaire et nous avons déjà procédé à ce genre de formation et de perfectionnement dans un projet aéronautique réalisé à Tianjin.


Source: le Quotidien du Peuple en ligne
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