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| Actualité : Chine |
| Le film 'Lust, Caution' suscite de vifs débats pour son caractère sexuel et politique (2007-12-11) |
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Un mois après sa sortie dans les salles en Chine continentale, le film d'Ang Lee 'Lust, Caution' couronné du Lion d'or du meilleur film au festival de Venise a fait l'objet de polémiques pour ses scènes – ou l'absence des scènes – à caractère sexuelle et pour ses nuances politiques.
Pour contenir des scènes sexuelles osées, le film qui a reçu le Lion d'or a été amputé de 7 minutes de scènes explicites sexuelles sur le territoire.
Imperturbables, les spectateurs venus malgré tout en nombre ont fait le succès de ce grand hit sur le continent, avec des ventes au box offices dépassant les 100 millions de yuans (8,87 millions d'euros) en seulement deux semaines.
Certains restés sur leur faim à cause des scènes de sexe censurées, ont décidé alors de télécharger le film sur Internet, et même dans certains cas de faire le voyage entre la province du Guangdong à Hongkong juste pour regarder le film avec ses scènes érotiques.
Sur les forums en ligne, le film a relancé le débat sur l'adoption d'un système de signalétique en Chine. L'une des critiques expliquait que "le vrai sens de la diffusion du film en Chine continentale repose sur la relance du débat sur le système de signalétique."
En 2001, Wang Xingong, le réalisateur du film, et membre de la conférence politique consultative de Chine Populaire, était l'un des premiers à appeler à la création d'un système de signalétique, mais depuis six années consécutives, l'idée ne reste que sur les lèvres de certains hauts responsables de l'Administration d'Etat de la radio, du film et de la télévision (SARFT).
Après avoir vu la version censuré du film, Dong Yanbin, un étudiant en thèse à Beijing, a engagé des poursuites contre la SARFT tout comme l'UME, le cinéma passant le film, pour avoir enfreint les "droits des consommateurs", d'après certains medias locaux.
L'UME a enfreint les "droits commerciaux justes du public", alors que la SARFT a empiété sur l'intérêt public de la société en échouant à mettre en place un système de signalétiques qui permettrait aux adultes de voir le film dans une version non censurée, a déclaré Dong Yanbin
Tandis que la plupart du monde est en train de parler des scènes à caractères sexuelles, certaines critiques se sont focalisées sur la nature politique du film.
"Lust, Caution", film d'espionnage qui se passe dans le Shanghaï des années 40 durant l'invasion japonaise, est basé sur la nouvelle de l'écrivaine chinoise Eileen Chang, et dépeint la relation entre une étudiante activiste et un collaborateur chef des renseignements japonais.
"La partie la plus frappante n'est pas le sexe mais son aspect politique," a dit Yau Lop Poon, rédacteur en chef du journal hongkongais Yazhou Zhoukan (Asian Weekly), dans son journal.
Le film décrit la "douleur chinoise", en dépeignant au monde cette période historique tragique dans laquelle des centaines de millions de chinois ont vécu sous l'occupation japonaise, a rappelé Yau.
Cependant, certaines critiques et experts culturels ont vilipendé le film à travers des débats enflammés organisés par le site web pékinois académique "Utopia" pour ses connotations politiques négatives, a indiqué Fan Jinggang, le manager du site web en question.
"C'est un film politique pleine de métaphores politiques… C'est insulte pour les femmes chinoises vertueuses," a dit le directeur Zhou Guojin dans ses commentaires en ligne sur le site.
Zhu Dongli, un enseignant chercheur dans une académie affiliée au ministère chinois de la culture, était cité sur le site web disant que "le film est une insulte pour la nation chinoise… il est dur d'imaginer Israël faire le même film".
Dans une lettre ouverte postée en ligne, sept universités pékinoises ont étiqueté le film de "poison obscène", l'accusant de "dégrader les femmes chinoises martyres en prostituées et d'admirer les traites pro-japonais".
Fournit par: http://www.traducn.com Traduction chinois francais professionelle
Source: le Quotidien du Peuple en ligne
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